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Votre personnalitéFaire le point sur sa façon de travailler

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Les 16 personnalités : laquelle est la vôtre ?

Un poteau de bois portant trois flèches dans des directions différentes

« Quel type MBTI êtes-vous ? » La question circule dans les open spaces, sur les profils en ligne, parfois jusque dans les réunions d’équipe, réduite à quatre lettres que l’on s’échange comme un signe astrologique. Derrière ces quatre lettres, il y a pourtant un modèle construit, un mode d’emploi précis — et une série de critiques sérieuses qu’il serait malhonnête de passer sous silence. Cette page reprend le sujet dans l’ordre : ce qu’est le MBTI, ce qu’est un type psychologique, ce que décrivent vraiment les quatre axes, comment se déroule le questionnaire, ce que le résultat permet de faire et ce qu’il ne permet pas.

Les 16 personnalités en trois minutes

Le Myers-Briggs Type Indicator, abrégé en MBTI, est un questionnaire de personnalité qui classe les réponses d’une personne dans l’un de seize types, désignés par quatre lettres : INFP, ESTJ, ENFJ, et ainsi de suite. Chaque lettre indique une préférence sur l’un des quatre axes du modèle, et la combinaison des quatre forme le type.

Son origine est double. D’un côté, la typologie du psychiatre suisse Carl Gustav Jung, qui distinguait deux orientations de l’énergie psychique — vers l’extérieur ou vers l’intérieur — et quatre fonctions par lesquelles une personne perçoit et juge le monde. De l’autre, le travail de deux Américaines, Katharine Cook Briggs et sa fille Isabel Briggs Myers, qui ont voulu rendre cette typologie utilisable en pratique et en ont tiré un questionnaire. Une précision souvent escamotée : ni l’une ni l’autre n’était psychologue de formation. Leur apport tient moins à la théorie, empruntée à Jung, qu’à sa mise en forme sous un outil que l’on peut faire passer, dépouiller et restituer.

Ce que le MBTI vise : aider une personne à mettre des mots sur sa façon spontanée de fonctionner, et donner à un groupe un vocabulaire partagé pour parler de ses différences sans les juger. Ce qu’il ne vise pas, et c’est écrit noir sur blanc dans sa documentation : il ne mesure ni l’intelligence, ni la compétence, ni la motivation, ni la santé mentale. Ce n’est pas un instrument de diagnostic clinique. Et ce n’est pas un outil de sélection — le point est développé plus bas, car il est constamment enfreint.

Un dernier cadrage, essentiel pour lire la suite : le MBTI décrit des préférences, pas des capacités. Aucun type n’est meilleur qu’un autre, aucune combinaison de lettres n’ouvre ou ne ferme un métier, et deux personnes qui portent les mêmes quatre lettres peuvent avoir des parcours, des valeurs et des manières d’être radicalement différents.

Qu’est-ce qu’un type psychologique ?

L’expression revient sans cesse dès qu’on parle du MBTI, rarement définie. Un type psychologique, c’est la combinaison de préférences naturelles d’une personne : sa manière spontanée de recueillir l’information qui lui parvient et de décider ce qu’elle en fait.

Le mot important est préférence. L’image la plus parlante reste celle de la main avec laquelle on écrit. Un droitier peut écrire de la main gauche : le résultat est lisible, mais l’effort demandé est plus grand, l’attention mobilisée plus forte, et la fatigue arrive plus vite. Personne n’en conclut qu’il est incapable d’utiliser sa main gauche. C’est exactement ce que prétend décrire un type psychologique : non pas ce dont une personne est capable, mais ce qui lui coûte le moins.

De là découlent trois conséquences que l’on perd systématiquement de vue.

D’abord, un type n’est pas un score. Le MBTI ne dit pas qu’une personne est « introvertie à 72 % » : il dit que, sur cet axe, ses réponses penchent d’un côté. La force de ce penchant existe dans les résultats détaillés, mais elle n’entre pas dans les quatre lettres — et c’est une faiblesse du format, sur laquelle on reviendra.

Ensuite, un type n’est pas un trait de caractère au sens des questionnaires qui situent chacun sur des échelles continues. Le MBTI procède par dichotomies : d’un côté ou de l’autre. D’autres modèles, comme les cinq grands facteurs de personnalité utilisés en recherche, mesurent au contraire des degrés. Ce sont deux logiques différentes, et elles ne répondent pas aux mêmes questions.

Enfin, la théorie considère que le type reste stable, tandis que la façon de le vivre se transforme avec l’âge, le métier et les circonstances. Une personne dont la préférence va vers la logique peut très bien développer, à quarante ans, une attention fine aux autres qu’elle n’avait pas à vingt. Le modèle appelle cela le développement du type. C’est une hypothèse théorique, présentée ici comme telle : la stabilité réelle des résultats fait l’objet de réserves documentées, abordées plus loin.

Les quatre axes, un par un

Chaque axe oppose deux pôles. Une préférence marquée sur les quatre donne un type contrasté ; des préférences faibles donnent un type bien plus flottant.

E ou I, où l’attention va chercher son énergie

L’axe extraversion / introversion ne dit pas qui est sociable et qui est timide. Il décrit l’endroit où une personne puise son énergie et vers quoi son attention se porte en premier. Côté extraversion, l’élan va vers le monde extérieur : les gens, les échanges, l’action. Penser tout haut avec quelqu’un aide à y voir clair ; une journée dense en interactions laisse plus d’énergie qu’elle n’en a consommé. Côté introversion, l’élan va vers le monde intérieur : les idées, les représentations, les réflexions personnelles. La clarté vient plutôt en retrait, et une journée saturée de sollicitations épuise, même quand elle s’est bien passée.

Une personne introvertie peut parfaitement être à l’aise en public, animer une réunion ou exercer un métier commercial ; une personne extravertie peut avoir besoin de silence. Ce sont deux fonctionnements, pas deux niveaux d’aisance sociale — ce que recouvrent réellement ces deux étiquettes mérite d’ailleurs d’être regardé de près, tant elles sont utilisées à contresens.

S ou N, comment l’information est recueillie

Le deuxième axe oppose la sensation à l’intuition. Il décrit ce que l’on remarque en premier dans une situation. Côté sensation, l’attention va au concret : les faits, les détails, ce qui est observable, ce qui a déjà été éprouvé. La question spontanée porte sur ce qui se passe exactement. Côté intuition, l’attention va aux liens, aux significations possibles, à ce que la situation annonce ; la question spontanée porte sur ce que cela peut vouloir dire et sur ce que cela prépare.

Sur le terrain, la différence saute aux yeux en réunion de projet : les uns veulent le calendrier, les chiffres et les étapes vérifiables, les autres veulent la vision et les scénarios. Aucun des deux n’a raison contre l’autre, et les projets qui tiennent la route ont besoin des deux regards. Les frictions viennent de ce que chacun trouve l’autre soit dans les nuages, soit enfermé dans les détails.

T ou F, comment la décision est prise

Le troisième axe oppose la pensée au sentiment — deux traductions malheureuses, car il ne s’agit pas d’opposer les gens qui pensent à ceux qui ressentent. Il s’agit du critère utilisé pour trancher, une fois l’information rassemblée. Côté pensée, la décision s’appuie sur une logique impersonnelle : la cohérence, les principes, ce qui est juste indépendamment des personnes en présence. Côté sentiment, la décision s’appuie sur des valeurs et sur l’effet qu’elle produira sur les personnes concernées : ce qui est juste pour elles, dans cette situation-là.

Les deux critères sont rationnels. La différence porte sur ce que l’on place au premier plan. Un manager qui décide au nom de l’équité des règles et un manager qui décide au nom de l’impact humain ne divergent pas sur l’intelligence de la décision : ils divergent sur ce qu’ils mettent en tête de liste. C’est probablement l’axe le plus utile à connaître pour désamorcer les désaccords qui tournent en rond.

J ou P, comment on organise son rapport au monde extérieur

Le quatrième axe oppose le jugement à la perception. Il ne décrit pas la façon de traiter l’information — c’est l’erreur la plus fréquente des présentations rapides — mais le mode de vie que l’on privilégie vis-à-vis de l’extérieur. Côté jugement, on aime que les choses soient décidées : un plan, des échéances, une liste qui se coche. L’incertitude prolongée pèse. Côté perception, on aime garder les options ouvertes : décider au dernier moment, ajuster, accueillir ce qui se présente. Un cadre trop verrouillé étouffe.

Ce quatrième axe est le grand fournisseur de tensions dans les équipes, parce qu’il se voit immédiatement dans le quotidien : la date de rendu, la réunion qui dévie, le dossier bouclé trois jours avant ou trois heures avant. Nommer la différence ne la supprime pas, mais elle cesse d’être lue comme de la négligence d’un côté ou de la rigidité de l’autre.

Comment se passe un test 16 personnalités

Première distinction à faire, et elle change tout : le questionnaire MBTI proprement dit n’est pas un quiz gratuit trouvé en trois clics. C’est un instrument sous licence, dont la passation est encadrée par un praticien certifié et dont la restitution fait partie intégrante du dispositif. Les quiz en ligne qui reprennent les quatre lettres s’en inspirent sans être l’outil lui-même : ils peuvent amuser, ils ne peuvent pas être présentés comme un résultat MBTI.

Le déroulement, lui, est simple. Le questionnaire propose une série de choix entre deux formulations. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse, et rien à gagner à réfléchir longtemps : la réponse spontanée est plus fidèle que la réponse construite. La consigne la plus importante est aussi la moins suivie — répondre tel que l’on est en dehors des situations où l’on joue un rôle. Beaucoup répondent avec leur casquette professionnelle, c’est-à-dire avec les comportements que leur poste exige. Le résultat décrit alors l’emploi, pas la personne.

Vient ensuite l’étape que les versions express escamotent. Le questionnaire produit un type rapporté. Au cours de la restitution, la personne compare ce résultat à sa propre lecture d’elle-même, axe par axe, et détermine le type qui lui correspond le mieux. C’est elle qui tranche, pas la machine. Cette étape n’est pas une politesse : elle existe parce que les concepteurs savaient que le questionnaire seul peut se tromper, en particulier lorsqu’une préférence est peu marquée.

Quelques précautions valent pour toute passation, et plus largement pour n’importe quel questionnaire de personnalité que l’on envisage de passer :

  • répondre dans un moment calme, pas entre deux réunions ;
  • ne pas chercher à obtenir le profil qui ferait bonne impression ;
  • se méfier d’un résultat obtenu dans une période de bouleversement personnel ou professionnel, où la lecture de soi est brouillée ;
  • considérer le rapport comme une hypothèse à confronter, pas comme un verdict à archiver.

Ce que ce modèle apporte réellement

Utilisé dans son cadre, l’outil rend trois services que peu de dispositifs rendent aussi vite.

Il donne un vocabulaire commun. Dans une équipe, demander un peu de temps avant de réagir passe souvent pour une dérobade ; dire que l’on fonctionne plutôt par réflexion préalable pose la même chose sans mise en cause. Le modèle fournit des mots neutres pour des différences qui, sans mots, se traduisent en reproches.

Il dépersonnalise les frictions. Une bonne part des tensions ordinaires au travail — quelqu’un qui veut décider maintenant, quelqu’un qui veut encore regarder ; quelqu’un qui demande des chiffres, quelqu’un qui demande du sens — sont des différences de préférence lues comme des défauts de caractère. Reformuler la friction en différence de fonctionnement suffit rarement à la résoudre, mais elle cesse d’être une affaire de personnes. C’est la raison pour laquelle ces modèles reviennent si souvent dans les dispositifs d’accompagnement collectif d’une équipe, où l’enjeu est moins de classer les gens que de leur donner de quoi se parler.

Il ouvre une conversation sur soi. Pour beaucoup, la restitution est la première occasion de formuler ce qui coûte et ce qui nourrit dans leur manière de travailler. La valeur ne tient pas aux quatre lettres, elle tient à ce que la personne en fait : aménager sa charge, négocier un mode de fonctionnement, comprendre pourquoi un poste confortable sur le papier l’épuise.

Ce que ce modèle ne vaut pas

L’honnêteté oblige à énoncer les réserves aussi clairement que les bénéfices. Elles sont connues, documentées, et discutées depuis longtemps dans la littérature de recherche sur la personnalité.

La fidélité test-retest est imparfaite. Des personnes qui repassent le questionnaire après quelques semaines n’obtiennent pas toujours les mêmes quatre lettres. Le phénomène touche surtout les axes où la préférence est faiblement marquée : un léger déplacement des réponses fait basculer la lettre.

Le découpage en dichotomies force le trait. Les réponses se répartissent de façon continue, sans frontière nette au milieu. Or le format impose une coupure : deux personnes très proches, situées de part et d’autre du seuil, reçoivent des étiquettes opposées et se lisent ensuite comme des contraires. La nuance existe dans les résultats détaillés, elle disparaît dans le sigle à quatre lettres — qui est pourtant tout ce que l’on retient.

La validité prédictive est faible. Rien ne permet d’affirmer qu’un type prédit la réussite dans un poste, la qualité d’un recrutement ou la performance d’une équipe. Le modèle décrit des préférences déclarées ; il ne mesure pas ce qu’une personne saura faire dans un contexte donné.

Les descriptions favorisent la reconnaissance de soi. Formulées en termes larges et presque toujours valorisants, elles donnent à chacun le sentiment d’être décrit avec justesse — un effet bien identifié, qui vaut pour la plupart des portraits de personnalité, y compris ceux qui n’ont aucun fondement. Un portrait dans lequel on se reconnaît n’est pas nécessairement un portrait exact.

Le résultat vient de la personne elle-même. Un questionnaire auto-déclaratif enregistre ce que quelqu’un dit de lui, avec sa lucidité, ses angles morts et l’image qu’il souhaite donner. C’est une limite structurelle, pas un défaut de fabrication.

Faut-il jeter l’outil pour autant ? Non, à condition de lui demander ce qu’il peut donner. Comme support de dialogue et de réflexion sur soi, il tient très bien son rôle. Comme instrument de mesure sur lequel appuyer une décision qui engage la carrière de quelqu’un, il ne tient pas.

Ni recrutement, ni sélection

Le point mérite une section à lui seul, parce que l’usage persiste. Le MBTI ne doit pas servir à recruter, à écarter un candidat, à décider d’une promotion ni à composer une équipe en assemblant des types. Ce n’est pas une opinion isolée : l’éditeur du questionnaire lui-même déconseille explicitement cet usage, et la documentation de l’outil le rappelle.

Les raisons s’enchaînent logiquement à partir de ce qui précède. Un type ne mesure aucune compétence, donc il ne renseigne pas sur la capacité à tenir un poste. La stabilité imparfaite des résultats interdit d’en faire un critère de tri. Et, dans une situation où un emploi est en jeu, la personne qui répond a tout intérêt à se présenter sous le profil qu’elle croit attendu : le questionnaire enregistre alors une stratégie, pas une préférence.

S’ajoute une exigence de méthode qui vaut en France pour toute évaluation de candidat : les méthodes employées doivent être portées à sa connaissance et présenter un lien direct avec l’emploi proposé. Un questionnaire qui ne prétend mesurer aucune aptitude professionnelle satisfait difficilement cette seconde condition.

La même prudence vaut à l’intérieur de l’entreprise. Une équipe n’a pas besoin de connaître les types de ses membres pour fonctionner, et un type communiqué sans l’accord de l’intéressé devient une étiquette dont il ne se débarrasse plus. Le résultat appartient à celui qui a répondu ; à lui seul de décider s’il le partage.

Utiliser ses quatre lettres sans s’y enfermer

Une fois le résultat en main, tout se joue dans l’usage.

Ce qui fonctionne : se servir du type comme d’une hypothèse de travail. Préparer autrement un échange difficile avec quelqu’un dont on sait qu’il décide sur d’autres critères. Repérer les conditions dans lesquelles on travaille bien, et les demander. Comprendre pourquoi une réunion précise laisse systématiquement à plat. Choisir, moins un métier qu’un environnement de travail — le rythme, le degré de structure et la densité d’interaction comptent souvent davantage que l’intitulé du poste.

Ce qui ne fonctionne pas : attribuer un type à quelqu’un qui ne l’a pas passé, ce qui revient à lui coller une étiquette dans son dos. Expliquer par le type ce qui relève d’une surcharge, d’un conflit ou d’un mauvais cadrage. Refuser une tâche au motif qu’elle ne correspondrait pas à son type : la préférence indique ce qui coûte, pas ce qui est interdit. Et transformer quatre lettres en identité, alors qu’elles ne décrivent qu’une petite partie de ce qui fait une personne — son histoire, ses valeurs, ses compétences et son contexte n’y figurent pas.

Ce modèle parmi les autres approches

Le MBTI n’est pas le seul modèle disponible, et il n’est pas le mieux placé pour toutes les questions.

Le DISC s’intéresse aux comportements observables en situation professionnelle plutôt qu’aux mécanismes intérieurs : plus court, plus directement opérationnel, il est souvent préféré quand l’objectif porte sur la relation au quotidien, ajuster sa façon de s’adresser à un interlocuteur ou comprendre pourquoi un message passe mal. C’est une lecture des comportements au travail très différente dans son esprit, et les deux ne sont pas interchangeables.

Les modèles en cinq grands facteurs, eux, constituent la référence en recherche sur la personnalité : des dimensions continues, pas de types, et une littérature scientifique nourrie. Ils se prêtent mieux à la mesure, moins bien à la conversation, car leurs termes sont moins immédiatement parlants pour une équipe.

Enfin, pour une question d’orientation ou de reconversion, ce ne sont ni les uns ni les autres qu’il faut interroger en premier, mais les intérêts professionnels, le parcours et les contraintes réelles de la personne — le terrain d’un accompagnement dédié plutôt que d’un questionnaire.

Le bon réflexe consiste donc à partir de la question posée, et non de l’outil disponible.

Avant de répondre à la question

Alors, quel type MBTI êtes-vous ? La réponse prend d’autant plus de valeur qu’on lui donne son juste poids : quatre lettres qui décrivent des préférences, issues d’un questionnaire déclaratif, utiles pour ouvrir une conversation sur sa manière de fonctionner, insuffisantes pour décider d’une carrière — la sienne ou celle d’un autre. Prises ainsi, elles rendent de vrais services. Prises pour un verdict, elles referment exactement ce qu’elles étaient censées ouvrir.

FAQ

Qu’est-ce que le modèle des 16 personnalités ?

Le Myers-Briggs Type Indicator est un questionnaire de personnalité qui situe les réponses d’une personne sur quatre axes de préférence — orientation de l’énergie, recueil de l’information, mode de décision, rapport au monde extérieur — et en tire un type parmi seize. Il s’appuie sur la typologie de Carl Gustav Jung, mise en forme par Katharine Cook Briggs et Isabel Briggs Myers.

Comment savoir laquelle des 16 personnalités on est ?

En passant le questionnaire, de préférence avec un praticien certifié qui en assure la restitution. Le résultat obtenu est un point de départ : c’est au cours de l’échange que la personne confronte ce résultat à sa propre lecture d’elle-même, axe par axe, et retient le type qui lui correspond le mieux. Les quiz gratuits en quelques minutes donnent quatre lettres, pas cette vérification.

Quelles sont les seize personnalités ?

Ils combinent les quatre axes : ISTJ, ISFJ, INFJ, INTJ, ISTP, ISFP, INFP, INTP, ESTP, ESFP, ENFP, ENTP, ESTJ, ESFJ, ENFJ, ENTJ. E ou I pour l’extraversion ou l’introversion, S ou N pour la sensation ou l’intuition, T ou F pour la pensée ou le sentiment, J ou P pour le jugement ou la perception.

Son type peut-il changer ?

En théorie, le type est censé rester stable, seule sa façon de s’exprimer évoluant avec l’expérience. En pratique, des personnes qui repassent le questionnaire obtiennent parfois un résultat différent, surtout sur les axes où leur préférence est peu marquée. Un changement de lettre signale plus souvent une préférence faiblement tranchée qu’une transformation profonde.

Ce test peut-il servir à recruter ?

Non, et l’éditeur du questionnaire le déconseille lui-même. Le modèle ne mesure ni compétence ni performance, ses résultats ne sont pas assez stables pour fonder un tri, et un candidat a toute latitude pour répondre en fonction de ce qu’il croit attendu. Le MBTI relève du développement personnel et du travail d’équipe, pas de la sélection.